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Edito


Évaluation de la recherche

Le CESDIP soutient le Comité national de la recherche scientifique

La loi-programme pour la recherche, votée en avril 2006, fait actuellement l’objet d’un projet de décret « relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Agence de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES) ». Ce projet est contesté par le Comité national de la recherche scientifique dans une déclaration du 2 novembre 2006 (consultable en ligne : http://www.cnrs.fr/comitenational/cpcn/motions/mot_cpcn_061102.pdf). Le Comité rappelle en effet quels sont les critères qu’il met en œuvre dans l’évaluation de la recherche et qui seraient mis en péril par cette nouvelle agence, en particulier :

1- la représentativité et la confiance du Comité que lui assure la présence d’une majorité de chercheurs élus par leurs pairs ;

2- la transparence et la publicité qu’il assure dans le processus d’élaboration des avis et notations, processus qui est, à tous les stades, collégial et contradictoire ;

3- la reconnaissance de l’apport de chaque catégorie de personnel, y compris les ingénieurs et techniciens de la recherche (ITA).

A l’unanimité, l’Assemblée générale du CESDIP a exprimé son soutien à cette déclaration du Comité national.

Laurent Mucchielli,

Directeur du CESDIP

Guyancourt, novembre 2006

Nouveautés sur le site Internet du CESDIP :

Certains articles des membres du CESDIP seront dorénavant téléchargeables via notre site Internet. Vous les trouverez dans la rubrique Publications - Autres Publications.

Quoi de neuf au CESDIP ?

Pour celles et ceux qui ne le connaissent pas, le CESDIP est à la fois un laboratoire du CNRS et un service de recherches du ministère de la Justice. Il est né en 1983, dans le prolongement du Service d’Études Pénales et Criminologiques (SEPC) créé en 1969 au sein du ministère de la Justice dans le but de mieux connaître la justice pénale et son public grâce à des recherches de fond, à la production de données et d’analyses qui se distancient notablement des idées simples voire simplistes qui traversent le débat public sur ce que l’on appelle aujourd’hui les questions de sécurité. 35 ans après cette heureuse initiative, le CESDIP continue à évoluer. Il s’élargit dans ses membres et dans ses domaines de recherches. Il augmente ainsi de façon continue ses activités et sa production de recherches. Il développe aussi de nouveaux partenariats institutionnels, à commencer par son rapprochement en cours avec l’Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines. Du coup, il s’implique fortement dans l’enseignement à travers les nouveaux Masters proposés en Sociologie et en Sciences politiques dans cette université.

Pour que chacun puisse s’informer sur l’ensemble de cette activité de recherche et d’enseignement, le CESDIP se dote aujourd’hui d’un outil indispensable : un véritable site Internet dynamique.

Si vous voulez nous écrire pour nous poser une question ou nous signaler telles ou telles informations, nous sommes à l’écoute (cliquez sur « Nous contacter » sur la page d’accueil).

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La recherche en sciences sociales ne se porte pas très bien en France. Il a fallu batailler ferme pour « Sauver la recherche » ces derniers mois, assurer le remplacement d’une partie des départs en retraite, empêcher la précarisation des statuts d’emploi. Pourquoi ? Par simple corporatisme ? Non ! Parce que nous sommes des fonctionnaires qui ne veulent jamais rien changer ? C’est faux ! Il y a à l’évidence des évolutions importantes à réaliser, notamment dans les liens entre le CNRS et l’Université. Mais il faut aussi aller plus loin dans la réflexion sur ce qu’est la recherche. Nous avons certes défendu nos emplois, mais nous avons plus fondamentalement défendu notre métier, au sens le plus fort de ce mot. La recherche ne doit pas sombrer dans un pilotage à court terme où, peu à peu, la logique gestionnaire s’imposerait à toutes les autres. Quel est le sens de l’existence de la recherche publique indépendante ? A quoi pouvons-nous servir ? En quoi sommes-nous un service public ? Voilà les questions auxquelles il faut aussi revenir. On comprendra alors que, loin des idées reçues, du sensationnalisme et du catastrophisme ordinaires véhiculés si fréquemment par les discours médiatico-politiques, les recherches en sciences sociales sont l’appui fondamental de la réflexion sur l’avenir de nos sociétés. Tel est l’horizon de sens de notre travail, que nous espérons vous faire partager.

Laurent Mucchielli


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